Interview Ph. Sudre
18/02 : Philippe Sudre : " Pour qu'on travaille ensemble"
Vous venez d’être désigné comme le futur manager général de la JDA, avec une prise de fonction pleine en Juillet, d’ici là, quel sera le calendrier ?
« J’ai devant moi quelques mois pour mieux connaître la structure dans son ensemble, pour comprendre le fonctionnement, connaître mieux les salariés, me recentrer et faire le point de la situation. Ce temps sera aussi précieux pour donner un axe de travail commun, nous avons tous un challenge à relever : Assurer la réussite sportive du club. »
En étant déjà dans le club mais dans un titre différent, quel regard portez-vous sur la JDA dans son fonctionnement ?
« C’est une question assez difficile. Parce que justement déjà dans le club et il faut aujourd’hui reprendre le système dans son ensemble, c’est ce que je vais m’attacher à faire. Mais il me semble important que le club retrouve de la communication. Il faut que les gens qui œuvrent chacun dans leur domaine, se connaissent, se mobilisent et aient avant tout envie de travailler ensemble. »
Est-ce que le fait que la JDA soit organisée en sites (Palais des Sports, Bd Winston Churchill et Bd de l’Ouest) n’est pas une difficulté majeure dans l’organisation ?
« Ce n’est pas une difficulté insurmontable, la majorité des clubs sont organisés comme ça. J’ai la chance de connaître la grande majorité des clubs de Pro A et ils fonctionnent souvent de la sorte. Ce n’est certainement pas un avantage mais ce n’est pas un handicap non plus. Je crois vraiment que l’important est de faire la somme des objectifs individuels pour arriver à un objectif commun. Les administratifs savent très bien pour qui ils travaillent, certains sportifs ne le savent pas ou ne le savent plus, ils ont sans doute oublié. »
En vous nommant à la tête du club, la JDA a clairement fait le choix d’un homme de terrain…
« Oui, avec une expérience administrative ! J’ai commencé par là, avant de tomber dans le basket. Et encore, dans ma carrière c’est aussi 4 années d’entraîneur national à la Fédération. On ne le sait pas toujours mais entraîneur national, c’est réellement 6 semaines de travail avec les sélections. Le reste du temps, parce qu’on nous confie automatiquement d’autres missions, ça a été pour moi, la gestion de carrière de joueurs comme Diaw, Turiaf, et d’autres encore … à leur sortie du Centre Fédéral, la gestion de leurs contrats. Ma mission a aussi été la responsabilité de l’agrément du ministère jeunesse et sport des centres de formations des clubs. La formation de cadre, les relations avec les DRJS, la mise en place d’un logiciel de scouting vidéo. C’était une mission très administrative et diverse, une approche de ce que peut être le travail d’un manager général. »
Vous parlez de lier les gens du terrain et administratifs, concrètement, comment cela peut il se faire ?
« Il s’agit pour moi de mettre en place des rencontres, des moments de travail communs pour qu’on travaille ensemble. »
Quel est votre objectif en prenant la fonction ?
« C’est en premier lieu, de retrouver l’ambition et les moyens de l’ambition. Je ne peux pas donner le projet, puisqu’il est en train de se construire avec l’ensemble des collaborateurs. Au premier Juillet, c’était trop tard pour nommer un manager pour la saison 2008/09. Là, j’ai plus de temps pour faire un état des lieux, définir un projet commun mais aussi plus concrètement commencer à gérer le déménagement.»
Comment allez-vous gérer votre emploi du temps d’ici là ?
« Jusqu’en Juin, je garde la responsabilité du Centre de Formation. Les objectifs restent les mêmes, faire aussi bien que l’année passée. Le fait d’avoir pris des responsabilités administratives ne doit pas changer les objectifs. Au-delà des Espoirs, je pense aussi aux Cadets qui ont réussi un beau parcours en terminant 2ème de leur poule. Il y a des objectifs aussi pour cette équipe que je soutiendrai techniquement jusqu’au mois de Juin mais aussi et de toutes façons sur les saisons suivantes, c’est un point qui m’est très cher. Le centre de formation ne sera pas oublié, bien au contraire. »
Vous allez déléguer une partie de vos responsabilités ?
« Je vais garder l’entraînement des Espoirs avec Julien Marchand. Forcément, il y aura des plages sous sa responsabilité, d’autres sous la mienne. Par contre, je vais lui déléguer la responsabilité technique de la section amateur. »
Comment allez-vous travailler avec Randoald Dessarzin ?
« La collaboration reste la même que celle entreprise depuis le début. Elle va changer au fur et à mesure qu’on avancera dans la préparation de la saison prochaine. Je vais passer d’un poste d’assistant à celui de conseiller. »
Pour finir, si vous aviez un bout de rêve pour la JDA quel serait il ?
« Je veux m’appuyer sur la réussite des clubs de la Ligue. Pendant longtemps, deux clubs majeurs, Pau et Limoges, se sont partagés les titres. Depuis 3 ans, chaque année le champion est différent. Je me pose la question : Est-ce qu’on ne peut pas venir se mêler à la lutte ? Faire partie du top 8, régulièrement et une fois, être tout en haut ? Dans des rêves plus fou encore ont peu imaginer tant de chose, mais il faut se mettre au travail pour réaliser ses objectifs et se permettre de rêver.»