10/11 : JDA/Paris Levallois
10/11 : JDA- Paris : 88-87 : Une victoire et un énorme soulagement
Qu’elle est bonne ! pas de mot, soulagement général pour tout un club. Après une semaine passée difficile, Michel Renault avait donné le signal d’un nouveau départ qu’il attendait pour samedi prochain à Chalon. Lui-même avait posé d’énormes conditions pour que Dijon s’impose : Abdou en réussite, Maleye retrouvé, Jason en forme… et il faut croire que tout cela s’est produit puisque la JDA est parvenue à s’imposer face au Paris – Levallois.
Ça n’a pas été facile, certes mais dès les premières minutes, et pour la première fois de la saison, la JDA prenait la mesure de son adversaire. Jason Rowe n’attendait pas plus de deux minutes pour marquer une première fois à 3 points : 7-2 (3ème). Mais les deux armes très attendues du PBR, Milisavlevic et Foster se réveillaient et propulsaient le PBR devant : 7-9 (5ème). A ceux là le duo N’Doye et M’Baye allait répondre sans complexe, 40 minutes durant. Et pendant que ceux là mitraillent, David Simon bien plus combattif que quelques autres soirs, provoque faute sur faute à Taj Gray (3 fautes en 7 minutes). Dijon passe un 6-0 puis un 15-6 avec encore l’apport de Jason Rowe méconnaissable (22-15). Golemac montre son adresse mais la Jeanne - toute en réussite - résiste assez bien : 26-19. Le trio m’Baye Simon N’Doye va porter l’avantage à +10 : 31-21 (13ème) avant que Foster ne passe le turbo : 35-35. Bradford sur le terrain apparaît toujours poussif et les efforts défensifs incontestables de Krupalija ne suffisent pas à stopper le Paris Levallois qui refait surface 35-35. Au final, les hommes de Zouros virent en tête : 39-40.
Malheureusement pour Dijon, Paris va sembler plus musclé en début de seconde période. La longueur de banc fait la différence et alors que Simon se fatigue Akpomedah monte en régime. Torbert aussi efficace que sobre apporte sa pierre et il faut toute une stratégie défensive élaborée par Randoald Dessarzin et semble t’il appliquée très correctement par les joueurs pour se maintenir à flots. Au programme, changements de défense fréquent oscillants entre zone, homme à homme et presse. A ce rythme, Dijon tient 27 minutes (57-56) avant de faiblir. Akpomedah est intenable ou mal tenu et fait très mal avant que Golevac au buzzer et à 3 points n’enfonce un clou bien profond : 62-70. A la reprise, Abdoulaye M’Baye va réveiller tout un peuple qui n’a qu’une envie : Y croire. Petit Abdou est incontestablement devenu grand, 7 points une interception en début de 3ème quart qui alimentent un 9-0 infligé d’entrée par la Jeanne aux Parisiens : 71-70 (33ème). Souleyman Diabaté argument sorti du chapeau par Dessarzin pour empêcher Milisavljevic de tourner trop rond fait un excellent passage, loin des stats certes (une interception) mais au combien positif. Monsieur M’Baye donc va réussir à tout réussir : 20 points à 100%. Dijon de 3 points devant (82-79) obtient une antisportive de Mouillard que Rowe ne convertit qu’à moitié si bien qu’à 36 secondes de la fin tout est jouable : 83-82. C’est là que le généreux et auteur d’un bon match mais un peu pataud Krupalija sort le 3 points qui tue. Dijon mène 88-84, le 3 points de Foster à 2 secondes de la fin ne changera plus rien. Dijon gagne, Dijon respire, Dijon vit encore !
09/11 : Présentation JDA/Paris Levallois
La réception de Paris est l’occasion pour la JDA d’enfin débuter sa saison, le Paris – Levallois d’Antoine Rigaudeau est une proie que les hommes de Dessarzin doivent saisir. Finis les états d’âme, passée la nécessaire intervention de Michel Renault, la troupe dijonnaise doit faire au mieux, sans calcul avec passion pour s’imposer. Déjà triomphateur face à Cholet, Clermont et Strasbourg, l’ex PBR d’Elias Zouros a des arguments à faire valoir. Le premier d’entre eux est sans conteste collectif. Les joueurs de la capitale font montre d’une défense rugueuse, fidèle à la philosophie du coach grec. Pour bâtir leur équipe, les dirigeants parisiens sont allés piocher dans les archives du championnat français. Ainsi, ils sont allés chercher un ancien bressan Kelvin Tolbert à l’aile (15 points, 3 rebonds), un choletais, Taj Gray en pivot (13 points, 7 rebonds), un ex nancéen et ex- limougeaud, Branko Milisavljevic à la mène (12.5 points, 3 passes). Arrivés aussi, les français Wilfrid Aka, arrière en provenance d'Orléans et Cyril Apkomedah débarquant pour sa part de Cholet. Non contents du seul marché intérieur, Zouros et son staff ont également été piocher en Allemagne d’où ils sont revenus avec l’arrière Je’Kel Foster actuel meilleur marqueur du club (17 points de moyenne) et en Israel pour en revenir avec l’intérieur Jurica Golemac (10 points, 6 rebonds). C’est en tirant un trait total sur l’équipe de l’année passée, pas un seul joueur n’aura été conservé, que le Paris-Levallois entend exister enfin sereinement. Face à la JDA, les Parisiens tenteront de s’imposer pour la première fois à l’extérieur. Mais le club dijonnais, en pleine crise jusqu’alors et bien décidé collectivement, depuis le Président, à l’ensemble du staff et aux joueurs à faire front commun, veut s’en sortir. Certes, encore sans pivot, Dijon va faire le dos rond peut être quelques minutes si la JDA gagne ou quelques jours de patience, encore dans le cas contraire. Mais les supporters, les vrais, ceux qui aiment le club et qui ne cassent pas la maison parce qu’elle n’est en cette saison peut être plus si jolie qu’au printemps, ceux qui ne cherchent pas à tout coups un bouc émissaire, auteur à lui seul de tous les maux, ceux qui ne s’arrêtent pas devant ceux qui parlent forts et ne leur donnent pas raison avant peut être de s’en faire une (raison), ceux là seront là et aideront de leur voix et de leurs 10 doigts, modeste contribution peut être mais indispensable en ces temps où Michel Renault et la JDA ont besoin du soutien de tous, tous ceux qui aiment leur club, la J-D-A, pour refaire de la « Jeanne » une équipe flamboyante et du Palais des Sports, en ces temps de Foire, un des hauts lieux du basket hexagonal.