17/11 : Chalon / JDA
17/11 : Dijon peut avoir des regrets (87-79)
Le derby Chalon Dijon revêtait des couleurs particulières cette année. Les deux clubs, quelque peu en difficultés en championnat, comptaient sur ce match pour se refaire un peu le moral. Fait marquant du début de soirée, les sifflets d’une partie (hélas non négligeable) du public chalonnais à l’neocntre de Terrell Everett, c’est assez inélégant et tout à l’honneur des Dijonnais qui eux ont applaudi Rowan Barrett. Pour ce qui est du terrain et bien plus important c’est Barrett qui a fait parler la poudre le premier, à 3 points. Avec lui, c’est L’Elan qui part plus vite. Guice y va aussi de son panier primé et la Jeanne se retrouve à -6 (10-4). Pour autant Dijon ne s’affole pas, et s’appuie sur un duo intérieur qui met à profit les espaces. Revenus à -2 , 14-12 (7ème), les Dijonnais subissent une rafale à 3 points : 12 tentatives en 10 minutes mais seulement et fort heureusement 4 réussites. Abdoulaye M’Baye en difficultés a laissé sa place à Terrell Everett qui donne symboliquement l’avantage à Dijon : 21-22 à la pause. Le jeu chalonnais, simple, pose d’énormes problèmes à Dijon qui n’arrive pas à contenir dans le même temps John Ford à l’intérieur, et le duo Guice – Barrett à l’extérieur. Pour autant Dijon ne sombre pas. Simon et Krupalija font presque ce qu’ils veulent sous une tendre défense Chalonnaise. Les deux équipes se rendent coup pour coup et un chassé croisé s’installe sans que personne ne parvienne à faire la différence. Dijon aura compté 3 points d’avance, 33-36 (16ème) après un retour sur le parquet d’M’Baye d’un tout autre tonneau que son début de match. Mais, au final, c’est Chalon qui sort gagnant à la mi-temps : 45-42.
Tout est à faire donc quand les deux équipes reviennent sur le parquet. Maleye N’Doye se fait fort de bien vite remettre les compteurs à zéro : 3 minutes et 7 points du Sénégalais qui propulsent Dijon à hauteur de Chalon : 49-49 (23ème). C’est là, alors que Dijon était dans le rythme que la JDA a sans doute laissé passer sa chance : des possessions pour être devant, Barrett qui prend une offensive et Dijon manque ses shoots si bien qu’à la 26ème, la Jeanne est à -6 : 57-51. Damir Krupalija, plus à l’aise à chacune de ses sorties (16 points, 11 rebonds ce soir) redonne sa chance à la JDA : 3 points puis 2, l’intérieur est mordant et Chalon à portée : 59-58 (28ème). Guice, encore de loin et Badiane au dunk permettent toutefois à l’Elan d’aborder la dernière ligne droite en tête : 64-62. Malheureusement pour la JDA et pour le plus grand dépit de son coach, la JDA n’arrivera jamais à réellement durcir sa défense. Cassant le rythme de l’adversaire certes mais prenant panier sur les bouts de possession, buzzer. Tout ce qui traîne est pour Chalon. Corrosine va faire très mal en marquant chaque fois ce genre de panier. Rogers aussi en plantant un seul panier mais à un moment précieux pour Chalon. Toujours est il que fatigués les Dijonnais cèdent sous les coups de Guice aussi pour se retrouver à -9 : 82-73 à 3 minutes de la fin. Et pourtant là encore Dijon aurait pu : Krupalija marque à 3 points, Maleye sur l’action qui suit, dans une position « fauteuil » manque l’occasion de ramener Dijon à -3 alors que Corrosine, 24 secondes plus tard, shoote au buzzer, bénéficie de 3 rebonds sur l’arceau pour inscrire 2 points qui condamne la jeanne. Score final : 87-79. Dijon a somme toute montré du jeu, ça n’a pas suffi ce soir, il faut que ça suffise samedi prochain.
16/11 : Chalon -JDA : Des airs de retrouvailles
L’incontournable rendez vous des supporters de basket en Bourgogne a lieu ce week end au Colisée de Chalon sur Saône. Première manche du duel régional qui oppose l’Elan Chalonnais à la JDA. Histoire de poser le décor et de donner quelques indications à ceux qui n’auraient pas suivi, il faut comprendre que, au fil du temps, les choses changent et les joueurs s’échangent. Ainsi, Rowan Barrett ne se trompera pas lorsqu’il shootera dans le panier dijonnais et Everett sera bien inspiré de faire pareil du côté chalonnais. Les deux joueurs qui ont fait un détour avant pour l’un de rejoindre Chalon et pour l’autre de rejoindre Dijon vont donc se retrouver. Histoire de ne pas se perdre non plus, le drapeau rouge qui valait emblème s’est fait emporter par un élan aux airs triomphateurs, mais qui ne sert que de logo. Le dernier ne nous avait pas réussi ou si peu que l’on ne s’en souvient pas. L’an passé, le même Everett (18 points) avait marqué un trois points au buzzer du milieu de terrain qu’il serait bon de restituer (71-62). Il faut dire en effet que Chalon ne rime pas avec victoires quand on vient de Dijon : Avec Singleton s’est fossilisé un handicap que les années ne parviennent pas à combler. Monclar n’est pas parvenu à faire mieux que ces prédécesseurs, perdant à chaque fois, puisque la JDA n’a plus battu Chalon depuis le 6 novembre 2004 (…) à Dijon et encore, après prolongations, notamment grâce à 26 points de Boniface N’Dong et 23 points de … Rowan Barrett.
Les temps ont cependant bien changé. Les deux clubs qui aspiraient aux 8 premières places, évitent désormais d’être aspirés en Pro B. Là s’arrête peut être la comparaison. La Jeanne a pris un vrai virage avec l’arrivée de Randoald Dessarzin, un coach plein de promesses tandis que Chalon, s’appuie sur l’inusable Greg Beugnot pour faire son équipe. Les deux effectifs ont cependant beaucoup bougé pendant l’intersaison. L’Elan est allé chercher Rogers au Mans pour mener le jeu, Rowan Barrett à l’ASVEL pour shooter, John Ford à Besançon, Moussa Badiane à Clermont, Brian Bracey en Italie pour faire la raquette. Tout ce beau plan, pour une multitude de raisons sans doute, n’a, à ce jour, pas réellement marché : 2 victoires, Vichy pour la reprise et Paris, d’un point.. le reste c’est 5 défaites dont certaines cinglantes comme à Clermont, ou la dernière à Strasbourg de 10 points alors que les Rouges menaient à la pause. Au registre coupables, les intérieurs qui souffrent de l’absence pour blessure de Bracey et de la suspension simultanée de Koné. Mais Bracey devrait revenir samedi… Coupable aussi sans doute, Rogers, un ton au dessous pendant 6 matchs et qui a visiblement recouvré rythme et adresse depuis : 35 points et 36 d’éval face à Belgrade en ULEB, de quoi se méfier pour Rowe et les autres.
A Dijon effectivement on se méfie énormément de Rogers que Dessarzin et Sudre ont pu observer mardi. On se méfie aussi beaucoup d’un Barrett « fabuleux ». On compte en revanche capitaliser sur la petite victoire mais au combien précieuse face à Paris et sur un Jason Rowe lui aussi de mieux en mieux. Everett est à court de compétition et devra se refaire une santé avant de pouvoir être décisif mais déjà, on compte sur lui pour se rappeler à tout le monde.