24/11 : JDA / Strasbourg
24/11 : Dijon encore insuffisant : 70-76 face à la SIG
Face à Strasbourg, équipe mal classée, mal en point aussi, la JDA n’avait pas vraiment le droit à l’erreur. Pourtant, Dijon a perdu, chez lui, 70-76 au terme d’un match que la JDA a maîtrisé 30 minutes durant avant que… Randoald Dessarzin retrouvait une partie de ses moyens avec les retours de Laurent Sciarra, dans le 5 de départ et d’Ali Bouziane qui attendra 10 minutes avant de rentrer sur le parquet. Le jeu selon Sciarra change de suite le style bourguignon. Les passes arrivent et Dijon démarre fort : 11-2 (6ème). Le meneur place ses partenaires sur orbite, Maleye N’Doye et Terrell Everett notamment. Positive aussi, la défense dijonnaise prend l’ascendant sur les attaquants alsaciens. Forcément, Eric Girard réagit, rappelle ses troupes, réorganise son équipe et rapidement ça paye : Obasohan trouve la distance et permet à son équipe d’égaliser : 11-11 (8ème). Le duo d’intérieur dijonnais va alors réagir, servi par Sciarra pour permettre à la Jeanne un premier virage en tête : 16-13. Pourtant, l’avantage sera éphémère. Strasbourg passe une première fois devant pour mener 16-20 (12ème) grâce à la doublette McCord – Lewin. Si Ali Bouziane, effectue une rentrée discrète, Maleye N’Doye se trouve très à l’aise et se montre adroit : 27-26 (15ème). L’engagement de Damir Krupalija est sans faille, 7 rebonds en 15 minutes. Dijon a le vent en poupe et porte l’estocade par un 8-0 (35-26 ; 19ème). Dijon est bien mais Shannon passe un trois points qui refroidit quelque peu la salle : 36-29.
Le problème est que la seconde mi-temps ne sera pas du même tonneau. Strasbourg met 5 minutes pour refaire son handicap. La faute à la stérilité de l’attaque dijonnaise. Girard met du lourd à l’intérieur avec un quatuor McCord - Pettway – Giffa – Lewin qui finit par user le duo, pourtant plein de bonne volonté Krupalija – Simon. La JDA flanche complètement quand McCord (8 points en 10 minutes) enfonce Maleye N’Doye, décalé en 4 sans succès. Eddie Shannon assassine Dijon par un 3 points dans une série de 7 pour finir : 49-58. Placée dans une vraie difficulté, la JDA s’enfonce un peu plus quand elle se retrouve à -11 : 49-60 puis -12 : 51-63 (33ème) après que Obasohan ait marqué de loin. L’affaire devient très compliquée alors. En difficulté avec son rebond, la JDA n’a plus vraiment de ressort pour revenir. Le public va y croire, la JDA recoller un peu, grâce à une défense plus en place et au contre attaques de Maleye N’Doye notamment mais trop en difficultés au shoot à 3 points (1/14) en seconde période, Dijon ne peut que s’approcher : 63-67 (37ème). Et c’est encore une fois Obasohan qui passe le missile final à 3 points, Dijon ne rêve plus et s’incline 70-76.
23/11 : La JDA n'a pas le droit de perdre
Si Dijon n’est pas bien, Strasbourg n’est guère mieux. La JDA revient d’une défaite honorable mais défaite tout de même à Chalon. La SIG Strasbourg, qui compte une victoire de plus – soit deux au total – revient d’un déplacement et d’une défaite humiliante à Vichy où le écart a avoisiné les 30 points pour finir par une déroute à -23 : 76 -53. Cette défaite est la première de cette ampleur pour une équipe qui jusque là avait accroché sans succès Paris (-4), Nancy et Villeurbanne (-6) ou encore Cholet (-7) et qui en revanche a étrillé Clermont (83-58). Qualifiée en ULEB, la SIG a été humiliée une seconde fois par Zgorzelec (66-42) mardi. En crise, la SIG s’entraîne à huis clos. Eric Girard semble menacé d’éviction par son Président Jérôme Christ, Bernard King arrivé en pigiste médical il y a un mois et sous contrat jusqu’en décembre tourne à rythme (3 points en 17 minutes) largement insuffisant et pourrait ne pas même participer à la rencontre à Dijon, à moins que ce ne soit son dernier match. En gros et pour caricaturer, tout va mal car si la qualité de Vichy n’est plus à mettre en doute, l’ampleur du score et la faiblesse offensive de Strasbourg surprend car l’équipe d’Eric Girard pensait s’être renforcé avec l’arrivée de Bernard King déjà vu à Villeurbanne en 2005 (12 points, 5 passes) et du pivot Aaron Pettway dont le contrat vient d’être prolongé jusqu’à la fin de la saison (6 points, 6 rebonds en 20 minutes). Ce mauvais départ s’explique d’autant plus difficilement que l’ossature Afik Nissim – John McCord – Sacha Giffa est toujours présente. Les recrues Eddie Shannon (meneur, 13 points, 3 passes), Derrick Obasohan, en provenance de Toulon (12 points), et Rob Lewin, en provenance de Reims (8 points, 7 rebonds) ne semblent pas pour autant démériter mais jusque là, la mayonnaise semble avoir du mal à prendre. Pour Dijon, il serait de bon ton qu’elle ne prenne encore pas ce samedi. Car si la Jeanne va mieux dans le jeu, elle a un retard certain en matière de victoires, retard qu’il serait très inopportun d’accentuer maintenant.les retours simultanés d’Ali Bouziane et Laurent Sciarra devraient donner une toute autre allure au jeu proposé par les Dijonnais. Si un pivot manque encore, les deux rotations supplémentaires offertes par Everett et Bouziane devraient permettre de décaler Maleye N’Doye dans la raquette et permettre à Krupalija et Simon d’être un peu moins exposés aux fautes. Quoi qu’il en soit, la JDA devra se méfier très fort d’une équipe qui a « touché le fond » affirme Randoald Dessarzin qui préfère ne pas imaginer un samedi soir aux allures de défaites.