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15/12 : JDA/BCM Gravelines


15/12 : La JDA assure l'indispensable face au BCM : 85-79

La Jeanne de Randoald avait un besoin mais aussi un devoir de victoire. Pas simple, évidemment tant il est entendu que tout sera compliqué cette année, il aura fallu 20 minutes pour l’envisager et 40 minutes pour l’acquérir. Dijon part en vacances, le cœur un peu moins lourd et le ciel un peu moins nuageux même si - même si - la reprise sera éminemment importante à Pau. Maleye N’Doye est incontestablement le grand artisan de la victoire du jour. Après deux minutes stériles qui en disaient long sur la pression qui pesait sur les deux équipes, l’international sénégalais débloquait les compteurs avec un 3 points opportun. Le ton était donné quand Ostojic répondait, travaillant au corps les intérieurs dijonnais. Signant 10 points en 10 minutes, contribuant à la sortie anticipée de Simon et Krupalija pour deux fautes chacun, le pivot du BCM a porté son équipe tout le premier quart temps durant. Aux coudes à coudes, les deux équipes usaient de leurs arguments pour arriver sur un pied d’égalité en fin de période : 23-23. Lee Benson rentré en cours de jeu se montre (très) maladroit au shoot, sauve la mise et sa prestation par une grosse présence au rebond mais les multiples balles perdues donnent l’occasion au BCM de passer devant : 27-31 (14ème). Contrainte de défendre en zone pour se protéger des fautes, la JDA s’expose aux shoots lointains. Patch’ Morlende se rappelle aux bons souvenirs de ses – toujours – supporters avec 2 paniers primés. Dijon s’exerce aussi à ce jeu avec un peu moins de succès mais Maleye N’Doye (18 points à la pause) est incontournable : 38-38 (17ème). En fin de période le BCM se montre plus adroit que Dijon, Joldersma en témoigne. La balance penche de plus en plus nettement du côté du Nord (42-48) avant qu’Everett ne limite la casse : 44-48.

 

Randoald Dessarzin avait sans doute gardé ses armes pour la seconde période. Le retour de Krupalija et Simon sur le parquet et de la défense individuelle va changer la donne. Si 4 minutes durant, Dijon cafouille en perdant des ballons sous toutes les modalités possibles ou presque (51-57 ; 24ème), la défense est en place et le BCM n’est pas loin de faire du surplace. La suite, c’est un 12-0 pour la Jeanne avec en face un BCM au point mort. Schmitt commet 3 erreurs de suite (Antisportive sur Everett, faut sur shoot de Simon et lay-up manqué) qui ne pardonnent pas vraiment. Sciarra peut servir ses caviars, ça sent la fête, enfin pas encore : 63-57 ; 27ème). Abdoulaye M’Baye auteur de passages intéressants clos la période par un panier intérieur : 65-60. Mais la Jeanne va se faire peur pendant 10 minutes encore. Toujours devant mais pas de beaucoup : 67-60 ; 76-69 (37ème), l’équipe de Randoald Dessarzin va laisser revenir le BCM à un point (70-69 ; 34ème), puis à 3 : 76-73 (37ème). Dijon tremble à chaque tentative de Stanley à 3 points, à chaque panier de Bunn. Heureusement, Everett est sans doute le Dijonnais qui a les nerfs le plus solides, apparemment pour le moins. Sciarra se loupe au lancer : 0/2, Krupalija qui suit dans l’exercice réalisera un 0/3. Si Dijon va tenir quand même, c’est en premier lieu grâce à une défense qui ne s’est pas désunie et ensuite grâce aux services précieux de Terrell Everett qui a amené les paniers finaux de Simon sur un plateau. La victoire est là, 85-79, elle fait un bien fou, vide les têtes avant les fêtes et avant Pau.

 

14/12 : Dijon joue gros face au BCM

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C’est sans doute avec un grand plaisir que le Palais des Sports retrouvera ce soir et pour la seconde fois Paccelis Morlende sous le Maillot du BCM. Grand plaisir cependant contraint par le besoin impérieux de gagner pour les deux équipes. Dijon et Gravelines ne sont pas loin d’être dans le même wagon. Si le BCM possède 4 victoires au compteur, la dernière défaite à domicile face à la SIG (77-81) a stigmatisé un malaise semble t’il profond au sein de l’équipe où l’intérieur Stephen Brun n’a pas manqué de se lâcher en mettant des noms sur les maux nordistes. A cela, les supporters qui ont mal vécu le 23-37 de première période face à Strasbourg, ont répondu en sifflant des tribunes et désignant le coach. La direction du club s’est elle aussi faite entendre en suspendant le pivot nordiste, absent forcé de la rencontre dijonnaise. Bedeleem, manager du BCM, a lui aussi souhaité s’exprimer. Et il assume sa part dans la presse. Et sa part, plus précisément, c’est celle d’avoir embauché Frédéric Sarre et de lui avoir donné les pleins pouvoirs dans le recrutement. Le coach, qualifié de « jusqu’au boutiste » par son manager de chef, pourrait faire sa dernière sortie à Dijon en cas de défaite mais peut être aussi en cas de victoire. Ambiance… pourtant, vu de l’extérieur et de Dijon où il faut le reconnaître, les affaires vont plus mal encore, le BCM a souvent chuté contre les équipes les plus en vue de la Pro A (Nancy - Villeurbanne – Le Mans – Roanne - Vichy). Les deux échecs face à Strasbourg et à Paris sont sans doute plus difficile à encaisser mais tout de même. Le pivot Joe Bunn apporte 20 points et 7 rebonds, l’ailier Vincent Grier, un peu en difficulté avec son shoot extérieur, 13 points et 5 rebonds. Stephen Brun 10 points, 5 rebonds et Steve Essart, le meneur et capitaine du BCM, 6 points, 4 passes et 4 rebonds. Très présents à la retombée du ballon, les joueurs de la côte d’Opale pêchent surtout dans la maîtrise du ballon, le BCM est leader en matière de balles perdues (16,9) et en défense où comme Dijon mais à moindre mesure, les espaces semblent grands, les joueurs de Fred Sarre encaissant plus de 80 points par match. En cela, ils ressemblent un peu à Dijon où la défense est régulièrement absente. Randoald Dessarzin qui ne rêve que d’un match référence voudrait bien que ce soit samedi à l’occasion d’un match importantissime. Benson, qui a montré depuis son arrivée ses capacités individuelles mais aussi ses difficultés à intégrer un collectif. Sa première sortie au Palais des Sports est aussi le premier vrai test pour le néo bourguignon. Pour autant, il ne faudra se cacher, quelle que soit l’issue du match, derrière aucune prestation individuelle quand c’est le destin de tout un groupe qui se joue. Alors pour Dijon, de choix il n’y a pas, si Gravelines est fragile alors Gravelines doit tomber à Dijon, sinon c’est Dijon qui tombe et en tel cas, dure sera la chute.

 

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