05/01/08 : Pau Orthez/JDA Dijon
05/01 : La JDA surclassée à Pau : 99-69
Avec l’ambition affichée d’aller en Béarn chercher le premier succès de l’année, l’équipe de Randoald Dessarzin est tombée de haut de très haut. Les Palois ont procédé à un grand ménage pendant la trêve hivernale et il y avait sur le parquet béarnais un air de renouveau qui a donné un Elan de fraîcheur dont la Jeanne aura été la première victime. Pourtant, menant 3-5 après 3 minutes après un panier de Maleye N’Doye, la JDA y a cru. Après 6 minutes, la Jeanne fait encore de la résistance, Sciarra égalisant à 10-10. Mais Trepagnier donne le là, et l’Elan arrose à 3 points, David Simon permet encore à la Jeanne d’y croire : 17-16 (8ème) mais la JDA encaisse alors un 8-0 en une minute. Toutes les nouvelles recrues paloises participent ! Graves, Robinson et bien sur Trepagnier. Menée 27-18 après 10 minutes, la JDA va totalement sombrer sous les coups à 3 points de Trepagnier d’abord puis Robinson à l’intérieur puis plus tard, c’est Graves qui se met sur orbite et alors quel orbite ! La JDA totalement dépassée passe de 37-25 à 54-29 en 5 minutes Tout rentre ou presque, 9/12 à 3 points pour les Béarnais. N’Doye sauve quelque peu la mise à la pause mais à 54-31 les espoirs sont réduits. La suite est hélas sans illusion. La JDA reviendra par épisode en deçà de la barre des 20 points : 54-37 (22ème) puis 71-53 (28ème) mais le cœur n’y est plus. La JDA encaisse une nouvelle et incroyable avalanche à 3 points. Toujours à 75% de réussite (14/18), les Béarnais font absolument ce qu’ils veulent. Un nouveau 9-0 encaissé en fin de période donne au match des allures d’humiliation : 80-53. Forcément la suite est alors sans crainte ni illusion, la Jeanne s’incline, en buvant le calice jusqu’à la lie : 99-69.
04/01/2008 : Pau - JDA : Les Espoirs Dijonnais
Reprises en grandes pompes pour la JDA dans la salle infernale de l’Elan Béarnais. Infernale autrefois pour ses adversaires, elle est, depuis le début de saison et jusqu’à nouvel ordre, un enfer pour l’équipe chère au totipotent – omniprésent Seillant. Il y a quelques saisons de cela, l’Elan perdait un match par saison dans sa salle et 3 dans la saison. Vieux souvenir aujourd’hui douloureux : après 12 journées l’Elan figure au dernier rang de la pro A, tenant chaudement compagnie à la Jeanne et à Clermont, avec 3 victoires, toutes à domiciles, et 9 défaites. Au bilan aussi, un entraîneur consommé : Olivier Cousin et un énorme coup de balai avant Noël avec 3 départ et quatre arrivées. Autant dire que pour Randoald Dessarzin et ses joueurs, l’équipe qui va recevoir la Jeanne est une réelle inconnue. L’entraîneur dijonnais constate tout de même que le profil des joueurs recrutés est très athlétique. Trepagnier, joueur qui a joué en Euroligue est attendu comme une arme de talent, un ailier assez difficile à tenir. Défensivement aussi, l’équipe de Cousin devrait être plus investie, plus dure dans son jeu et sans doute aussi sensiblement plus rythmée. Autant dire que Dijon ne profite pas vraiment du calendrier. A n’en point douter, l’Elan sera plus fort avec Akindele et Robinson dans la raquette en plus de Graves, successeur de Young, à l’arrière. Pour autant, la chance de Dijon est sans doute que l’équipe de Cousin manquera de vécu et vivra sous une terrible pression sa première sortie. Car il faut être clair, Dijon a besoin impérieux de victoires mais pour Pau, à domicile et compte tenu du calendrier – Pau se déplaçant deux fois de rang ensuite – la défaite serait grave, très grave. Alors Dijon devra sans doute jouer là dessus. Dessarzin est parfaitement conscient de cela, conscient aussi du caractère imprévisible de son équipe. Capable de réussir une bonne sortie, particulièrement défensivement, mais capable de « dérailler » sérieusement par moment et irrémédiablement. « Il faut que l’équipe, lngtemps privée de son leader, se donne une vraie identité » affirme l’entraîneur dijonnais. Pas de plan sur la comète donc, mais de l’espoir, tout simplement.