26/01 : JDA / ASVEL
26/01 : JDA-ASVEL : 87-65 (40-36): La JDA métamorphosée !
Que dire ? Que le maintien n’est toujours pas assuré, très loin de là. On pourra dire aussi que la Jeanne qui a évolué face à l’ASVEL n'avait à peu près rien à voir avec celle qui a évolué lors des matchs allers. Pendant 40 minutes, les joueurs de Dessarzin ont offert au Palais des Sports un spectacle sans commune mesure avec les précédents. A l’écoute de leur coach et de ses consignes dès la première minute, les Dijonnais ont bousculé le jeu rhodanien dans sa construction. A l’image de Sangare passant sa balle à la tribune, Villeurbanne n’est jamais vraiment rentré dans la partie. A l’inverse, Dijon est aux ordres d’un Sciarra impérial. 9-0 d’entrée (2’30), Damir Krupalija et David Simon dessous, Abdoulaye M’Baye en pénétration et Maleye N’Doye de loin, les affaires commencent bien. Le duo attendu Wilson - Conley va permettre à l’ASVEL de décoller, enfin et de suivre un rythme somme toute imposé par Dijon. Pourtant, quand, à la 5ème, Sciarra à la suite d’une deuxième faute offensive hasardeuse, est suppléé par Diabaté, la JDA s’apprête à souffrir. Et en fait, il n’en fut rien. Souleyman Diabaté va faire montre d’une défense qu’on lui connait déjà mais également d’une audace offensive, incroyable. C’est sur une contre attaque éclair que le jeune dijonnais clos la période : 22-16.
Le même Diabaté remet le couvert dès la reprise : 24-16. Jackson et Conley vont toutefois tenter de porter l’estocade : 24-21 (12ème). Mais le fait marquant de cette première mi-temps n’est peut être pas le panier d’untel ou d’un autre. Le tout est sans doute dans l’attitude. A voir David Simon plonger pour récupérer une balle, la JDA est métamorphosée. A voir Terrell Everett tout en sobriété, impliqué défensivement comme dans les aides au rebond, on se dit que quelque chose a changé. Les statistiques indiqueront 0 balles perdues à la mi-temps (compte en fait erroné puisque les statisticiens n’auront pas compté les deux fautes offensives). Quoiqu’il en soit la performance est remarquable. Malgré cela, l’ASVEL avec Troutman va revenir à un point : 26-25 (14ème). Sciarra, de retour sur le parquet va envoyer deux missiles qui propulsent la Jeanne devant et lui permet de sortir en tête à la pause : 40-36.
Le retour sur le parquet va être to-ni-truant. Les hommes de Baratet vont plonger devant une JDA qui vire à l’euphorie. Krupalija impeccable, M’Baye très juste, N’Doye qui donne tout, la JDA revit. Défensivement surtout, la plus mauvaise défense du championnat est méconnaissable. Morts de faim, encore un peu fébriles sur les rebonds offensifs mais c’est bien là tout ce qu’on pourra reprocher à la JDA ce soir. 31-15 sur le troisième quart, il n’y a plus qu’une équipe. Sciarra en maestro totalement retrouvé distille caviars sur caviars, Dijon n'est plus le même. A la 27ème, la Jeanne possède 20 points d’avance : 66-46. Cet improbable avantage va perdurer à la 30ème : 71-51. Et la Jeanne ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Devant la victoire qui ne fait plus guère de doute, Terrell Everett se montre sobre et gestionnaire, à l’image de tous les autres. Faire tourner et puis marquer. Ce scénario là va être joué à merveille tout au long des 10 minutes restantes. Sciarra marque pour la 3ème fois de loin et Dijon mène de 25 : 80-55 (33ème). Tout simplement incroyable. Dijon perce une dernière fois le plafond à la 37ème, sur un dunk de Simon : 97-61. Villeurbanne décide alors d’arroser à 3 points, sans succès et Dijon s’impose 87-65. La JDA tient là un vrai match référence, il en faudra cependant d’autres pour vivre encore.
25/01 : L'ASVEL pour un nécessaire exploit
La réception de l’ASVEL, leader ex-aequo avec le SLUC Nancy du championnat de Pro A, tombe assez mal pour la Jeanne. L’équipe dijonnaise sort de deux matchs difficiles qui ont sonné comme autant de coups de massue pour les Bourguignons. Par deux fois dans le rythme du match, par deux fois des raisons d’y croire et par deux fois pour des raisons différentes, la JDA est tombée. Face à Orléans, il y a deux semaines, au Havre la semaine passée, la Jeanne a cru en ses chances avant de tomber, faute de ressort physique, faute de force mentale aussi. Dans ces conditions, recevoir le second du championnat, Villeurbanne, ne relève pas vraiment de la partie de plaisir. Les joueurs de Baratet n’ont perdu que 3 fois lors des matchs aller. A Vichy, au Mans et à Toulon, les gones ont trébuché, le reste n’est que victoires. La recette qui conduit l’ASVEL au succès est somme toute assez simple : collectif appliqué et attaque en force. Les Rhodaniens figurent en effet au premier rang offensif avec plus de 85 points de moyenne. Dijon, plus mauvaise défense de la Ligue sait à quoi s’attendre. Les plus grands pourvoyeurs de paniers sont déjà connus. A l’intérieur, Uche Nwonsu-Amadi et Chevon Troutman sont dominateurs (13 points et 6 rebonds pour chacun) et parfaitement relayés par l’arrière Robert Conley (13.6 points) et Lamayn Wilson, meilleur marqueur de l’équipe avec 16.4 de moyenne, capable d’évoluer à l’intérieur ou à l’aile. Articulée et mise en rythme par Yohann Sangaré en alternance avec Aymeric Jeanneau, l’ASVEL a la faculté de varier les rythmes, varier les styles. L’équipe de Baratet s’est séparée du fantasque Jeff Varem, et le vétéran Laurent Foirest (8.4 points en 22 minutes) victime d’une entorse à la cheville ne sera pas non plus de la partie. Ces deux absences ne doivent cependant pas remettre en cause la talent des rhodaniens qui compteront sur le relais de Nouha Diakité et sur l’apport jeune Edwin Jackson. Randoald Dessarzin va devoir aligner son équipe, elle aussi, mais cette fois structurellement, réduite. Le coach dijonnais souhaite que ses joueurs fassent preuve de fierté et compte sur « une réaction d’orgueil qui doit venir ». Profiter des failles du basket de l’ASVEL fait aussi partie des voies de succès envisageables. Qui qu’il en soit, l’équipe dijonnaise devra compter sur elle-même et sans doute aussi, puisque c’est aussi cela qui lui fait défaut, s’inventer une force collective psychologique. Croire en elle, ne pas douter dès que ça tangue. Ce vœu très simple à formuler est bien plus difficile à mettre en œuvre. La JDA paie là un mauvais départ qui a tout remis en question. Il y a pourtant un moment où Dijon doit se retrouver pour assurer sa survie.