02/02 : VICHY / JDA
02/02 : La très bonne affaire dijonnaise à Vichy (60-73)
A voir Dijon évoluer ces deux dernières journées, on a peine à imaginer que, en dépit de deux victoires face à 2 équipes du top 5 de Pro A, la JDA est aux portes de la Pro B. Aux portes, ça signifie qu’elle n’y est pas et c’est nouveau. Depuis la première journée, la Jeanne squattait les places reléguables et, après deux journées favorables, et pour la première fois de la saison, Dijon se sort de la zone rouge. Dire que la soirée a été favorable est purement un euphémisme. Sur les autres parquets, tout a tourné dans le sens Dijonnais, Chalon balayé à Nancy, Paris battu à la régulière à Clermont, Gravelines au Mans et Pau au Havre, battus dans les dernières minutes. L’essentiel cependant, c’est bien à Vichy que la JDA l’a réalisé.
L’équipe de Dessarzin affutée pour l’occasion n’aura pas loupé son début de match. Sciarra et les siens auront parfaitement anticipé les combinaisons bourbonnaises. Stériles offensivement, les hommes de Jean Louis Borg prennent de plein fouet les allants de Simon, M’Baye en provocation puis de Sciarra et Krupalija à 3 points. Dans le même temps, Moss et ses comparses sont en vendanges : 2-11 (5ème) et 1/12 aux shoots . Borg en coach avisé rappelle ses troupes et sonne le glas de la promenade dijonnaise. Le retour de balancier est terrible pour les hommes du coach suisse : Issa, Moss puis Wright trouvent des positions, Dijon sombre encaisse un épouvantable 13-0 qui pousse Maleye et les siens à la remorque de Vichy : 15-11 (9ème).Everett pas du tout dans le rythme ni dans la cause commune, c’est M’Baye au lancer qui fait signe de vie mais Dijon est à – 5 après 10 minutes : 17-12.
On s’apprête, côté dijonnais, à revivre les cauchemars des matchs allers mais Dessarzin va trouver la solution. D’entrée, la paire Sciarra – Simon remet toute l’équipe dijonnaise en confiance. 5-0 à la reprise puis 20-20 (14ème), la Jeanne reste dans le match. Et si elle en est là, c’est encore une fois grâce à l’investissement défensif, qui n’a rien de commun, depuis deux matchs à ce qu’il était jusqu’alors. Diabaté rapidement utilisé à l’inverse d’Everett. Trois fois à égalité, les Dijonnais tremblent quand Ball s’enflamme à 3 points puis de plus près 31-25 (19ème). Possession gâchée derrière, perdue par N’Doye, pour Dijon, Vichy à la balle du break dans les mains. Tournant du match ou pas, au lieu de reléguer la JDA, Vichy se rate, Kolb tout fraîchement rentré marque un 2+1, derrière Dijon se requinque et, de manière inattendue, Dijon vire en tête après un 8-0 inspiré par un capitaine au mieux de sa forme et par un Abdou plus mur que jamais : 31-33.
Sur les rails après 20 minutes, la JDA va couper les vivres à Vichy. Les vivres des Auvergnats, ce sont les rebonds offensifs dont ils font moisson. Mais la paire Krupalija – Simon, bien aidée par les N’Doye – M’Baye et même Sciarra (6 rebonds) va labourer le terrain. Et si un temps, Vichy tient, ce n’est qu’à coups d’adresse de Ball. Bientôt, M’Baye dans le même registre répondra puis Krupalija (34-41 ; 24ème). Le duo Issa, Moss adroite permet encore à la JAV d’égaliser : 41-41 puis de prendre l’avantage : 43-42 (25ème). Maleye N’Doye tapote alors la tête des hommes de Borg par un trois points. La guerre des tranchées est déclenchée mais, chose surprenante à priori, c’est Dijon qui va la gagner. Alors que plus personne ne marque depuis plus d’une minute, c’est Sciarra, incontournable, qui lance l’assaut. Les héros, s’il y en a ce soir, c’est en premier lieu le collectif, et en second le duo intérieur qui s’est « arraché » dira le coach dijonnais et Diabaté qui 12 minutes durant aura muselé Jimmal Ball. Cette recette là va donner toutes les armes à Dijon. Menant de 2 points à la 29ème (45-47), la Jeanne va assommer Vichy : 13-0 et 45-60 à la 33ème. Everett dans de bien meilleures dispositions qu’à l’entame, complète des Krupalija ou Simon, grands bonhommes. Le reste n’est plus qu’assiduité et constance dans l’effort pour la JDA. Passée par un +18 : 47-65 (33ème), la JDA rentre de Vichy avec une probante victoire qui fait un bien fou : 73-60. La JDA n’est plus reléguable et peut croire en son basket.
01/02 : Vichy pour refaire surface
La JDA va mieux. Au classement déjà, mais espérons que ce ne soit qu’un début - parce qu’aujourd’hui insuffisant-, dans les têtes surtout. On pourra dire que l’ASVEL n’a pas produit son meilleur basket, peut être, sans doute même mais le fait que Dijon inflige une cuisante défaite à son adversaire, quel qu’il soit, est une incontestable bonne nouvelle. Par là, s’évacue la pression, le stress et naît – il le faut – l’envie de bien faire ensemble. Alors face à Vichy il faudra certainement répéter la recette, celle qui fait plonger Simon, qui donne l’envie à Everett et fait briller Diabaté. Opposée à la meilleure défense de la Ligue avec seulement 64 points encaissés, 5 points devant le pénultième manceau et plus de 8 devant l’antépénultième, Nancy. L’énorme savoir faire de l’équipe de Jean Louis Borg se base sur les principes fondateurs d’un sport collectif, la solidarité et l’engagement. Les individualités que met l’entraîneur auvergnat à son service, n’ont, pour la plupart et au départ, rien de prestigieux mais le supplément d’âme qu’a su infliger l’entraîneur de la Jeanne auvergnate fait toute la différence. Actuellement 5ème au classement de la Pro A, le club Vichyssois vit une saison inespérée. Le maintien déjà assuré (10 victoires, 6 défaites), le promu se consacre aujourd’hui à d’autres ambitions.
Pour Dijon pourtant, déculotté à domicile par Jimmal Ball et les siens 61-78, la victoire est importante. Gagner donnerait d’autres perspectives à l’équipe coachée par Randoald Dessarzin. Et, il y a, outre la dernière victoire face à l’ASVEL, des raisons d’y croire. La première d’entre elle est sans doute intrinsèque au groupe dijonnais. Des vertus affirmées contre l’ASVEL doivent permettre à la Jeanne de ne plus être la défense la plus laxiste de la ligue. Ensuite, du côté auvergnat, les deux dernières sorties à domicile, effectuées face à Nancy et au Mans, il est vrai deux clients, se sont traduites par autant de défaites. De là à penser qu’il y a une recette, il n’y a qu’un pas que la JDA voudrait certainement franchir. Pour cela cependant, il faudra en premier lieu maîtriser Jimmal Ball, meneur à tout faire (17 points, 4 rebonds, 3 passes). Ensuite, être capable de s’opposer à la paire Moss (13 points, 7 rebonds) – Issa (5points, 9 rebonds). Ces deux là sont sans doute, à l’image de Sangare samedi dernier, les deux éléments à maîtriser. Randoald Dessarzin compte « sur notre attaque, la 6ème du championnat », incontestablement supérieure à celle de la JAV, dernière avec 67 points par match pour l’emporter. Il faudra aussi contrer le « jeu de rythme sur demi terrain de Vichy ». Avec tout cela, l’entraîneur de la JDA croit « dur comme fer aux chances de la JDA ». D’autant que Sciarra, qui ne s’est pas entraîné de la semaine sera bel et bien présent. Une victoire et réellement la JDA referait surface.