Les Espoirs de la JDA en quête d’une qualification pour le Trophée du Futur !

À cinq jours de la reprise du championnat Espoirs ELITE et du derby retour contre Chalon, les jeunes Dijonnais s’apprêtent à retrouver le chemin de l’entraînement. Actuellement troisièmes au classement, les joueurs d’Élise Prodhomme ont brillé lors de la première partie de saison, affichant un solide bilan de 13 victoires pour 6 défaites. Rencontre avec leur coach, qui ambitionne de décrocher une place pour le Trophée du Futur.

 

« Comment ça va ?

Ça va bien ! Cette petite pause fait du bien après l’intensité des matchs en janvier et février. On en profite pour récupérer et souffler un peu. On ajuste le programme parce que les joueurs ont cours, mais sans match à préparer, on peut vraiment adapter le rythme. Et bien sûr, on garde en tête la suite du championnat.

 

Peux-tu nous faire un bilan de la première partie de saison ?

Sur cette première partie de saison, nous sommes globalement dans nos objectifs, avec toujours l’ambition de figurer dans le Top 7. Les jeunes progressent bien individuellement, c’est encourageant, et le collectif monte en puissance offensivement et défensivement. Le bilan est positif, mais on sait qu’on peut encore faire mieux pour la suite !

 

8 victoires pour une défaite à domicile, comment expliques-tu cette solidité à la maison ?

Je dirais que l’ambiance de la salle y est pour beaucoup. Plus la saison avance, plus il y a de monde pour nos matchs Espoirs, même si, sur le moment, je ne m’en rends pas toujours compte en coachant. Il y a un vrai engouement autour de l’équipe, notre jeu plaît et attire du monde, et cela nous booste forcément. On se sent bien chez nous, on a envie de faire de belles choses ensemble, et cela se ressent sur nos résultats. Maintenant, il faudrait qu’on soit aussi à l’aise à l’extérieur.

 

Déplacement à Chalon samedi prochain pour le derby, comment préparez-vous ce match ?

Ce n’est pas évident. À l’aller, on a eu une première mi-temps très serrée avant de faire la différence au milieu du troisième quart-temps et de tenir jusqu’au bout. On les a affrontés au moins 5-6 fois cette saison entre le championnat, la Coupe de France, les matchs amicaux et les U18… On se connaît par cœur ! C’est toujours un match particulier. L’an dernier, on avait gagné là-bas de 3 points, et cette fois, après notre victoire en décembre, ils voudront forcément prendre leur revanche. Mais si on veut rester dans nos objectifs, il faudra répondre présent. En tout cas, ce sera un match super intéressant !

 

Tes gars sont prêts ?

Pour l’instant ? Pas du tout (rires) ! On est encore en phase de récupération. Cette semaine, on reprendra un rythme d’entraînement normal, avec les joueurs qui sont actuellement avec les pros et qui reviendront vers la fin de semaine. On prépare chaque match, bien sûr, mais l’objectif principal, c’est surtout de faire progresser les jeunes, individuellement et collectivement. Le match, c’est un bon moyen de voir où on en est et si on avance dans la bonne direction.

 

Vous avez un mois de mars chargé et décisif…

Heureusement, j’ai un groupe de compétiteurs ! Cela a ses avantages et ses inconvénients, mais au quotidien, c’est vraiment un plaisir. Les matchs entre début mars et mi-avril seront cruciaux pour la suite. On va enchaîner Chalon (ext.), Cholet (dom.), Le Mans (dom.), Saint-Quentin (ext.), Bourg (dom.), Paris Basketball (ext.), Strasbourg (ext.) et finir par Monaco à domicile. Mais ce qui est encourageant, c’est que, excepté Bourg où on a pris 22 points, les autres défaites se sont jouées à 3 ou 4 points près. Cela montre qu’on n’est pas loin. L’objectif, c’est de récupérer nos blessés petit à petit, même si je ne sais pas encore exactement quand. L’équipe bosse bien, et les résultats des U18 nous boostent aussi. Ils font une super saison, montent en puissance et cela tire tout le monde vers le haut. C’est une saison très positive pour le Centre de Formation, et on a envie de bien la finir. On ne veut surtout pas gâcher tout ce qu’on a construit depuis août !

 

Objectif Trophée du Futur ?

Pour les jeunes, c’est clairement l’objectif ultime de la saison. En tant que coach, on le voit un peu différemment, mais pour eux, c’est une vraie consécration. Tout le monde en rêve, mais il n’y a que 7 places disponibles (les 7 premiers du championnat Espoirs ELITE + le champion des Espoirs PRO B). Chaque équipe vise ce tournoi en début de saison. Maintenant, est-ce qu’on en a les moyens ? C’est le travail au quotidien qui fera la différence. J’ai toujours cette vision : la formation, c’est la semaine, et la performance, c’est le week-end, sur le match. C’est ce qu’on essaie de mettre en place ici, à Dijon. Pour le Trophée du Futur, cela va se jouer à rien. L’an dernier, il y avait des égalités entre la 6e, 7e, 8e et 9e place, donc tout peut arriver. L’avantage, c’est qu’on a notre destin entre nos mains : tant qu’on gagne, on reste dans le Top 5. C’est une bonne chose, mais pour l’instant, on reste concentrés sur le championnat en cours.

 

Comment se déroule le tournoi ?

Les 4 premiers du championnat seront placés dans le chapeau 1, tandis que les 5e, 6e, 7e et le champion des Espoirs PRO B seront dans le chapeau 2. Un tirage au sort aura lieu à Bourg-en-Bresse, où se tiendra la compétition, lors de la dernière journée de Betclic ELITE (le week-end du 17 mai, lors du match JL Bourg vs Cholet) pour déterminer les affiches des quarts de finale. Le Trophée du Futur se déroulera sur trois jours : les quarts de finale auront lieu le vendredi 30 mai, les demi-finales le samedi 31 mai et la finale le dimanche 1er juin.

 

Un objectif si vous atteignez le Trophée du Futur ?

Pour l’instant, on n’en a pas encore parlé. Ce sera un tout autre championnat, et on se penchera dessus à partir du 18 mai si nous sommes qualifiés.

 

On a vu Marius Balanca dans le 5 majeur de novembre, Mervyn Muamba en décembre et Bastien Rieber en janvier. Tu peux nous parler de ces trois joueurs qui font également la bascule avec le groupe pro ?

Depuis le début de saison, on sait que ce sont les trois leaders de l’équipe. Chacun a ses propres qualités, que ce soit sur le terrain ou en dehors, mais ils ont en commun une vraie capacité à tirer tout le monde vers le haut. Si on est aussi performants aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à leur niveau de jeu. Après, on l’a vu avec l’absence de Mervyn pendant un mois et demi à cause de sa cheville et, malgré cela, l’équipe a continué à avancer. Cela prouve que derrière, les joueurs suivent et poussent aussi. Pour moi, ce sont les locomotives du groupe, ceux qui doivent montrer l’exemple et emmener les autres avec eux, que ce soit par leurs performances ou leur attitude. Mais ce qu’on construit, c’est avant tout un collectif. Leurs réussites individuelles ne seraient pas les mêmes sans tout le travail du groupe. Je le rappelle souvent aux joueurs : si un mec est en lumière, c’est aussi grâce aux autres autour de lui. C’est valable pour les Espoirs comme pour les U18, parce qu’ici, c’est tout le Centre de Formation qui progresse ensemble.

 

Deuxième meilleure attaque du championnat (84.3 points de moyenne), quatrième à la passe (20.1 ast de moyenne) et troisième à l’évaluation (94.6 d’éval de moyenne), quelle est ta recette pour faire briller ton équipe ?

Ma recette ? C’est que je vais me faire taper sur les doigts si je ne remonte pas défensivement (actuellement 6ème défense) (rires) ! Cette saison, notre jeu nous permet vraiment de marquer sur de la relance, mais tout part de la défense. Même si parfois on encaisse un peu trop à mon goût, c’est notre intensité défensive qui nous offre ce jeu rapide et cette capacité à scorer en première intention. L’essentiel, c’est également la liberté qu’ont les joueurs. On reste dans une logique de formation, donc si on les enferme trop dans un cadre rigide, ils ne peuvent pas s’exprimer. Ils ont besoin d’expérimenter, de commettre des erreurs, d’apprendre. On essaie de trouver un équilibre entre une défense stricte et une attaque où ils peuvent prendre des initiatives. Et cela fonctionne bien ! Avoir le meilleur passeur du championnat (Bastien Rieber, 8.4 passes de moyenne) aide aussi, mais c’est surtout une dynamique collective. Quand l’un est un peu moins dedans, un autre prend le relais. C’est ça la force de l’équipe.

 

Tu axes plus tes entraînements sur la défense ?

Tout est équilibré dans ma semaine d’entraînement, cela dépend de l’adversaire qu’on va affronter et de nos besoins du moment. Mais on insiste surtout sur le développement individuel des joueurs pour qu’ils progressent chacun à leur rythme. Collectivement, on a une base défensive qui reste la même, mais on la fait évoluer en fonction de la compréhension du jeu.

 

De ton côté, tu as des échéances avec l’Équipe de France ?

Oui, j’ai pris mon poste en pensant déjà à cet été. En termes de présence et de travail, cela va vraiment commencer fin juin avec les stages. En ce moment, je suis surtout sur du scouting, du suivi des joueurs, la constitution du staff et la préparation des premières listes (une liste de 30 joueurs, puis 24 pour une liste définitive de 18 joueurs fin mai). Je vais aussi à l’INSEP fin mars pour observer les joueurs là-bas. Et bien sûr, on a le championnat d’Europe U18 à Belgrade du 26 juillet au 3 août.

 

Un dernier mot pour les supporters ?

C’est super important pour nous d’être une locomotive pour les jeunes. Les pros, tout le monde en rêve, mais ce qui se passe en ce moment avec les U18 et les Espoirs est vraiment intéressant : on a de plus en plus de monde, de plus en plus de jeunes qui viennent, que ce soit du club ou des alentours. On veut vraiment prouver que c’est possible pour tout le monde. Le prochain match à domicile, le 8 mars, pendant les vacances, est très important pour nous. On aura besoin d’un gros soutien à la maison et de sentir un engouement autour des Espoirs, surtout qu’on va affronter tous les clubs du Top 5 ! Les supporters peuvent aussi nous suivre sur YouTube pour les matchs à domicile, et à l’extérieur quand l’équipe adverse diffuse la rencontre. Il y a aussi le live stats en direct sur le site de la LNB, mais le mieux reste de venir nous voir au Palais ! Et on compte aussi sur vous pour venir nous soutenir à Chalon le 1er mars ! ».

 

Vous l’aurez compris, on vous donne rendez-vous au Colisée de Chalon le 1er mars à 17h00 et à la maison le 8 mars contre Cholet à 16h30 !

 

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