U18 : Après une première phase parfaite, Keny Foreau et les U18 se projettent vers la deuxième !

Après une première phase de championnat parfaite avec un impressionnant 10-0, les U18 de la JDA Basket viennent de se qualifier pour les 16èmes de finale de la Coupe de France en éliminant leur rival Chalonnais ! Keny Foreau, coach de nos jeunes Dijonnais, revient avec nous sur cette première partie de saison et nous explique les enjeux de la seconde.

 

« Après une année exceptionnelle conclue par une place de vice-champion de France, comment avez-vous abordé le début de cette saison ?

L’idée était de repartir de zéro, voire même de déconstruire avant de vouloir reconstruire. On a très vite voulu faire comprendre aux joueurs qu’ils n’étaient plus l’équipe de l’an dernier. Pour ça, on les a mis en difficulté dès la préparation. On les a challengés, parfois même en rendant certaines situations compliquées volontairement. On a vécu une défaite qui nous a permis d’appuyer un message clair dès le départ. On n’est plus la même équipe et tout est à reconstruire.

 

C’était volontaire de vous mettre en difficulté dès la préparation ?

Oui, totalement ! Avec le staff, c’était un choix assumé. On a volontairement créé certaines situations pour provoquer une réaction chez les joueurs. L’objectif était de les sortir rapidement de leur zone de confort. Cette approche a d’ailleurs suscité des réactions fortes, parfois de la frustration, mais c’était recherché. Il fallait leur faire comprendre que cette équipe n’était plus celle de la saison passée. Certes, une grande partie de l’effectif est restée, les ambitions sont là et le potentiel est réel, mais une nouvelle saison implique de repartir sur de nouvelles bases. Sans les mêmes exigences et les mêmes ingrédients que l’an dernier, il sera impossible d’atteindre les mêmes résultats. La différence majeure, c’est que la saison passée, le groupe ne s’attendait pas à aller aussi loin. Cette année, les joueurs connaissent leurs capacités et c’est justement là que réside le principal danger. C’est pour cela que nous les challengeons quotidiennement.

 

Vous venez de finir cette première phase invaincus, avec un 10-0 au compteur. Comment vous avez vécu cette première partie de saison ?

Nous l’avons abordé avec beaucoup de sérieux, notamment lors des cinq premiers matchs, période durant laquelle on ne connaît pas encore réellement nos adversaires. Le groupe a rapidement compris que, s’il mettait les bons ingrédients, il pouvait être dominant au sein de cette poule. Le plus difficile a ensuite été de rester concentré sur la durée, une fois les bases bien installées. De ce point de vue-là, le bilan est positif. Réaliser un 10-0, c’est une vraie satisfaction, tout comme le fait d’être restés rigoureux jusqu’au bout. Nous nous étions fixé des objectifs clairs : être la meilleure défense de France, ce qui est le cas aujourd’hui, et afficher le meilleur différentiel attaque-défense. Sur ce second point, nous terminons deuxièmes derrière Le Mans, donc l’objectif n’est pas totalement rempli. Cette première phase est réussie, mais elle est désormais derrière nous. L’important, c’est de rapidement passer à autre chose et de se projeter sur la suite.

 

À la découverte du tirage de la seconde phase, quelle a été ta première réaction ?

Clairement, on est sur une grosse poule. Il n’y a que des Centres de Formation reconnus, des noms qui comptent dans la formation en France. On savait que ce serait compliqué, mais là, le niveau est très relevé. De notre côté, c’est assez particulier. On va affronter uniquement des équipes qu’on n’a jamais jouées. Elles se sont affrontées entre elles, issues de plusieurs poules différentes, alors que nous venons d’un autre groupe. On est un peu l’équipe « inconnue » de cette seconde phase et il faudra vite jauger le niveau de chacun. On sait que ça va être très disputé, que chaque week-end sera un vrai combat. Il n’y aura aucun relâchement possible. En poule haute, pour aller chercher une qualification en quart de finale, on sait que la marge est très faible. C’est trois ou quatre défaites maximums si tu veux rester dans le bon wagon. Et au vu de cette poule, tout le monde peut battre tout le monde. Mais c’est aussi ce qui rend le défi excitant. On retrouve le champion de France, Antibes, contre qui on a souvent buté la saison dernière, la JL Bourg qu’on connaît bien après de nombreux affrontements, ou encore Strasbourg, quatrième du Final Four. Trois équipes du dernier Final Four (Antibes, Strasbourg et la JDA Dijon) dans la même poule, c’est un vrai challenge… et franchement, c’est plutôt cool.

 

Alors, comment vous vous préparez pour cette seconde phase qui s’annonce plus relevée que la première ?

On voit ça comme un vrai challenge. La première phase s’est bien passée, mais maintenant il faut passer à l’étape supérieure. Les joueurs, eux, veulent vivre de grandes émotions comme l’année dernière et se fixent naturellement des objectifs élevés, ce qui est normal pour des compétiteurs. Mais derrière ces ambitions, il y a les conséquences. Il faut travailler dur à l’entraînement, ne jamais se contenter du minimum et prendre chaque match très au sérieux. C’est exactement ce sur quoi on insiste pour aborder cette seconde phase.

 

Ils sont excités…

Ultra-excités, clairement ! On a la chance d’avoir un groupe très déterminé, avec des joueurs qui ont déjà « l’expérience » de la division et qui savent ce qu’ils ont vécu l’année dernière. Les objectifs, ce sont les joueurs qui vont se les fixer eux-mêmes. L’an dernier, on ne savait même pas si on pouvait y arriver, donc on avait rapidement mis la barre assez haute. Cette année, on sait qu’on peut être une belle équipe, mais il faut rester réaliste, étape par étape. Le plus important, c’est de se concentrer match par match et de se fixer des objectifs précis à chaque rencontre, sinon on risque de se frustrer après trois matchs.

 

Qu’est-ce que tu attends le plus de cette seconde phase ? Tu peux nous expliquer comment elle va se dérouler ?

Ce que j’attends surtout, c’est que l’équipe continue de travailler et de progresser. Qu’elle donne tout pour réussir et qu’on se mette immédiatement en mission, un peu comme l’an dernier. Bien sûr, c’est un championnat, mais on est aussi là pour former les jeunes. L’idée, c’est que chacun avance, prenne du plaisir et que chaque match devienne une petite récompense de la semaine. On voit le travail accompli, les progrès réalisés et l’objectif commun de viser le haut niveau. Et tout ça, on veut le vivre collectivement, en prenant du plaisir ensemble.

 

Pour le format, tous nos matchs se jouent à Boivin, en général le dimanche à 15h30. Cette phase regroupe 8 équipes par poule, avec matchs aller-retour, soit 14 rencontres au total. Les deux meilleures équipes de chaque poule se qualifient, ainsi que les deux meilleures troisièmes, pour former les 8 qualifiés des quarts de finale, qui se jouent également en aller-retour, avant le Final Four. Notre premier match est le 11 janvier contre Saint-Chamond et le dernier match de poule aura lieu le 26 avril contre la JL Bourg. On commence et on finit à la maison ! On compte sur vous pour venir nous encourager ! ».

 

Vous l’aurez compris, rendez-vous ce dimanche à 15h30 à Boivin pour venir encourager nos U18 et lancer cette seconde phase avec une première victoire ! Let’s go !

 

#MyJDA #JDAFamily